Je restitue ici un billet que j'ai écris lors de mon passage à l'université du Médef le 3 septembre 2009 et publié sur le blog "A la recherche des temps nouveaux"
Face à la
crise sans précédent que nous vivons depuis plusieurs mois, s'il y a un bien
une question à se poser c'est celle de la rupture : où est donc la rupture ?
Comment allons-nous impulser un commencement radicalement nouveau qui puisse
nous affranchir d'un système qui s'il a été profitable très longtemps pour
créer de la richesse est aujourd'hui à l'inverse destructeur de celle-ci ? Doit-on
penser comme aimait à le rappeler Einstein que "nous ne pouvons espérer
résoudre un problème complexe au niveau de conscience où il a été créé" ?
Ou la voie nouvelle est-elle tellement évidente et face à nos yeux que nous ne
la remarquons même pas ? Avons-nous assez de courage pour nous remettre
radicalement en question ? Sommes-nous condamner à nous effondrer en tant que
civilisation ? Ou la reprise est-elle déjà là au coin de la rue et nous en
apercevons les prémices ?
Mon avis
est que la reprise ne peut avoir lieu puisque le lâcher prise n'a pas vraiment
eu lieu. Cela se comprend. Notre société doit "tourner" et même si le
système qui la soutien n'est plus tout aussi vertueux. Elle ne peut se
permettre un arrêt car chaque matin, vous et moi, nous avons tous à différents
niveaux la responsabilité de "faire tourner la boutique". Pourtant
mon avis est que nous avons l'impératif et les moyens, et sans aucun doute même
le devoir envers les générations futures, de nous "fabriquer" une voie
de sortie par le haut. Nous avons les moyens de nous réinventer. Encore faudrait-il que
nous nous en donnions les moyens. Le même Einstein qui affirmait comme cité
plus haut que les raisonnements qui sont à l'origine d'un problème ne peuvent
être à l'origine de sa solution, affirmait également qu''"entre le
possible et l'impossible il n'y a que la volonté des hommes". Et même si
cela doit commencer timidement à une petite échelle l'urgence est de commencer.
Car oui sans doute va-t-il nous falloir beaucoup d'humilité, de patience en
plus d'une bonne dose de courage pour penser et mettre sur pied un nouveau
modèle de développement qui nous affranchisse de celui en grave perte de
vitesse.
Alors où est la rupture ? Voici quelques impressions que j'ai pu relevées.


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