22 février 2009
Dans cette vidéo trouvée sur Terre.tv, le philosophe et magistrat à la cour des comptes, Patrick Viveret, nous parle de la nécessité de reconsidérer la richesse. Bien sûr l'idée de sortir de la simple représentation monétaire de la richesse, notamment du PIB, n'est pas en soi un débat neuf. Cependant aujourd'hui du fait du contexte dit de "crise" dans laquelle nous sommes elle prend une tournure toute particulière. Patrick Viveret nous dit que c'est notre façon de reconsidérer la richesse qui nous permettra de faire face d'une manière appropriée à la crise. Qu'est-ce qui compte vraiment dans nos vies ? Pour y répondre nous devons renouer avec nos richesses fondamentales qui sont inévitablement humaines et naturelles. Le sens de la vie, l'amour c'est à dire le lien que nous entretenons avec les autres, la préservation du patrimoine naturelle doivent redevenir nos nouveaux repères. Cela ne pourra se faire que si nous parvenons à grandir en humanité, c'est à dire, si nous parvenons à effectuer un sursaut de conscience et évitons les logiques régressives, de survie et d'autoritarisme.
Le philosophe termine sa démonstration en citant Gandhi : "Il y a suffisamment de ressources sur cette planète pour répondre aux besoins de chacun, mais il n'y en a pas assez s'il s'agit de répondre à l'avidité de tous."
Je partage totalement le point de vue de Patrick Viveret. Aussi loin que je m'en souvienne j'ai toujours été fasciné par nos possibilités en tant qu'être humain de créer de la richesse par le jeu des interactions. Il y a ce blog que je tiens depuis presque 3 ans et qui traite de ce thème. Il y a le projet 1 million de DVD pour la planète. Il y a d'autres projets participatifs et collaboratifs que je vais prochainement initier.
La clef de notre futur réside sans doute dans notre capacité à nous lier de manière inédite les uns avec les autres, de nous percevoir d'une manière certainement plus égale mais aussi de nous lier d'une manière plus respectueuse à notre environnement naturel, à la planète.
Nous avons les moyens de vivre bénéfiquement la crise profonde, systémique, dans laquelle nous sommes, mais cela passe par l'abandon des vieilles recettes, des vieux schémas, pour vivre selon de nouveaux modèles de création de valeur englobant les différentes sphères économiques, sociales, écologiques, politiques et spirituelles (la place de l'homme dans le tout).
Se pourrait-il que prochainement nous fassions moins l'amalgame entre argent et richesse, et affirmions plus nettement que la richesse, c'est nous ? C'est certainement depuis ce postulat que nous pourrons reconstruire un modèle de création de richesse plus en accord avec notre temps réellement équitable et prospère.

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